Buenos Aires... Une ville a l'autre bout du monde qui vit la tete en bas. Apres quelques jours passes dans cette ville, on peut desormais affirmer qu'elle est magnifique. Non pas d'un point de vue esthetique (ca vaut pas Lyon, meme si nos avis divergent), mais par son ambiance, la fierte tranquille de ses habitants et la cool attitude qui y regne (surtout pour nous autres vacanciers...).
Le microcentro et son quartier d'affaire, fourmillant de costard-cravates, laissent la place plus au sud a La Boca, quartier populaire et pauvre, tres pauvre, mais fier, tres fier, de son stade (La Boca Junior, pour tout les amoureux du foot, n'est-ce pas Cedric;-)) qui a vu naítre Maradonna et le Tango (pour les amoureux de la danse, n'est-ce pas... ben non, on n'en connait pas). D'ailleurs, en parlant de Tango, non pas la danse, mais la musique, on a brave hier soir la nuit buenosairienne pour assister au theatre colon (le plus beau theatre du monde dirait les argentins, et ils ont sans doute raison) a un fort beau concert de bandoneoniste accompagne de main de maitre(sses) par Susana Rinaldi. Magnifique, tant sur le plan musical qu'architectural.
Avant d'affronter la haute societe argentine, on aura baigne dans le folklore local a la Feria Mataderos, petit (pas tant que ca) marche artisanal ou danseurs en costumes traditionnels et chanteurs langoureux caressant leur guitare se succedent. Cette apres-midi nous aura permis d'apprecier encore une fois, avec une emotion chairdepoulesque, la fierte du Tango, sur le son dechire d'un bandoneon rance... En costume d'epoque ou en survetement, les couples debordent d'une sensualite... debordante, et d'une prestance impressionante. Ici, on rigole pas (trop) avec le tango !!!! Les males profitent de cette Feria pour comparer la taille de leur ... chevaux au gre de joutes equestres. A bride abbatue, ils doivent recuperer un petit anneau a l'aide d'un stylet de fer. Un numero accrobatico-equestre impressionnant.
Petit apparte, ou parenthese, comme vous le sentez, sur les chaufeurs de taxi. La nuit, tout les chats sont gris... et tout les taxis malades dedans leur tete. Le notre, un virtuose de la Logan, nous offre un veritable spectacle de chasse croise, virevoltant au sein d'une circulation dense d'autres taxis entrant dans la competition, faisant fi des regles de securite les plus elementaires... Un subtil melange de Gran Turismo 3, d'une chute libre en taxi et d'un crash test Dacia. On comprend mieux apres cette course (dans tout les sens du terme) les nombreuses carcasses de taxi qui bordent la chaussee pres de la plaza Italia... L'estomac de certaine (et j'insiste sur le e) s'en souvient encore....
Hasta Luego !!!!
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