Un apic, une tempete de neige, une rarefication de l'oxygene, des freins limites, dix couches de vetements qui empechent de se mouvoir facilement, le bonnet, la capuche et le casque qui bouchent la vue, toutes les conditions sont reunies pour affronter la ruta de la muerteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee.... de la mort qui tue.
On tremble de froid, la peur nous prend aux tripes, on se concentre... et la, au milieu de cet univers hostile.... "BIP, BIP ??!!............. WEAAAAAAHHH !!!!!!!!!!!!!!!!" rappelle a la realite bien reelle : on est bel et bien parti avec une agence... 9 gaillards tout orange et noir vetus attendent en tremblant que les 3 guides veuillent bien leur descendre les velos du toit du minibus qui les a emporte au depart, a 4700m, malgre les freins qui crissent, les pneus lisses et la neige qui insiste (ah pas facile de trouver une rime)
Des le depart, le danger force certains a abandonner... seuls 4 rescapes francophones (dont 2 Martz) poursuivent, persistent... et y prennent du plaisir !!
C'est qu'on en a bave tout de meme entre la neige-pluie du debut qui, en 2 minutes, trempe les vetements et genere un torrent qui part s'engouffrer dans les chaussettes et chaussures, les bagnoles qui vous coupent la route en prenant soin de bien viser la flaque d'eau qui trempera encore plus, les lunettes qui s'embuent et empechent toute visibilite, les controles narcotiques antidopage, le passage "faut plat et montee a 3500m" ou la voiture balai daigne me depasser alors que, seule femme encore assise sur sa selle au bout de 45 minutes d'effort, je me bats pour vaincre le dernier col malgre mes petits poumons qui se plaignent du manque d'oxygene ! Ici je tiens a souligner l'abandon de 5 personnes (dont deux personnes de categorie male, et plutot balaises)... Ouais, ben ouais j'suis plutot fiere d'y etre arrivee, entiere et en pleine forme, a peine essoufflee...
Mais c'est reellement maintenant que debute la ruta de la muerteeeeeeeeeeeeeeee ... de la mort qui tue.... et on comprend mieux pourquoi : un chemin de 3 metres de large, non goudrone, qui file en lacet a flanc de montagne, flirtant avec des precipices dont on ne voit pas le fond, et sympathiquement "decore" de nombreuses petites croix...
Et c'est ainsi qu'au cours de ces 3 heures de descente, on fait la "rencontre", au detour d'un virage, d'une israellienne de 23ans, puis d'autres anonymes pas tres bavards... On se concentre, nos doigts se crispent sur les freins, le moindre faux pas sur ce chemin rocailleux, qui secoue jusqu'au plus profond des entrailles, risquerait de nous envoyer dans le decor... D'ailleurs certains s'y sont dangereusement approches, un frein arriere qui lache... On continue bravement, passant avec une pseudo-allegresse sous les cascades et les torrents qui jalonnent la route, le tout agremente de quelques pauses "BIP, BIP..... WEAAAHHHH!!!" pour savourer le magnifique paysage qui s'offre a nous, et par la meme occasion, un hamburger, histoire de caler un peu l'estomac. C'est degoulinant de sueur, decore de fines gouttes de boue, et avec un debut de Parkinson qu'on arrive, apres 5 heures les fesses sur une selle et 3500m de denivele, a Coroico ou nous attend une merveilleuse douche chaude, un repas et une aprem detente devant la piscine.
Now we are death road survivors, commme le mentionne le T-shirt que nous avons tous recus a la fin du parcours, trop de la boule !!!!
Pour info, on a revise quelque peu notre point de vue sur les agences, moralite : ca peut etre sympa en petit groupe dans le cadre d'une activite fun... enfin faut pas trop en abuser
Hasta luego amigos |