C'est donc mercredi matin a 9 heures que demarre notre trip a velo... Un sympa pic-up nous attend devant notre auberge pour nous emmener tous les 4 (nous 2 et nos velos)aux thermes de Puritama : faut pas commencer trop fort on est tout de meme a 3000m d'altitude en plein desert !! Alors, on a opte pour une journee farniente dans une petite vallee sympathoche ou coule une petite riviere encore plus sympathoche a 32 degres formant des piscines naturelles des plus sympathoches aussi. Ah que c'est sympathoche tout ca !! Bon, ma foi, de 10h a 13h c'est un peu moins sympathoche puisque les gros touristes en short, cette fois-ci en maillot de bain, debarquent avec leur tour operateur et tout le tintouin : peignoir, arachides... et surtout un peu trop de boucan, alors on se fait petits et on attend que ca passe...
On atteind vraiment le nirvana 500m en aval des thermes, encore un sympathoche petit coin oublie des touristes avec son carre d'herbe (un peu envahi par les crottes de chevres et lamas mais c'est la nature...) et toujours cette eau chaude vagabondant entre les roseaux au gres des piscines naturelles quasi toutes a nous...
C'est dans cet environnement paradisiaque, sous les etoiles et dans notre tente a 8900 pesos chiliens (environ 12 euros) qu'on s'endort lentement... Au petit matin on comprend mieux la modique somme pour laquelle on nous a vendu cette tente. Outre l'absence de matelas au sol, il fait vraiment tres humide... Aurait-il plu cette nuit alors qu'il y a bien 100 ans qu'aucune goutte de pluie n'a touchee le sol ? C'est vraiment pas de chance... Non, l'exterieur est sec, c'est la tente qui autocree sa propre humidite... Utile dans le desert, mais pas franchement agreable au petit matin par 0 degres !
Un dernier saut dans la riviere et vamos, cette fois on fait pas les mauviettes (pas trop) : 34km de trajet jusqu'a San Pedro, suant sous le cagnard desertique... D'accord c'est principalement de la descente mais il fallait les faire ces 34 km avec des sacs a dos bien charges et surtout un pneu creve !!! D'autant que le boyau de rechange est creve lui aussi... a 15 km de San Pedro, sans eau... et envoyant gentiment paitre le seul 4x4 qui passait dans les environs, parce qu'on aime le challenge (et surtout qu'on savait pas que la chambre a air de rechange etait elle aussi foutue...). Eh merde... Parfois, quand meme, ces petits croches pattes que la vie vous fait en douce... Mais (comme on l'a deja dit), on est pas des mauviettes et San Pedro est rallie en 1h30 a peine au gre de 15 regonflage de pneus... Que du bonheur !! Et le comble, c'est qu'on peut meme pas passer nos nerfs sur le loueur qui ne nous comprend pas (mais nous rembourse quand meme...).
Mais, encore une fois, on est pas des mauviettes, alors on persevere, rebolotte pour une location de velo (chez un autre loueur, on est pas fou non plus!) pour finir l'aprem avec un point de vue incomparable sur San Pedro et sa vallee, apres une petite ascension vers un col, le tout toujours sous un soleil de plomb... Perrine a vaincu le col tout en tortillant de ses petites fesses de deesse (et c'est Perrine qui parle - il suffit de demander aux militaires de Potosi... cf plus loin dans les textes) sur la selle de son velo qui a rendue l'ame... vraiment on a pas de cul (petit jeu de mot) avec les locations de velos. Les paysages sont magnifiques, on se croirait sur la lune (sauf qu'on peut respirer et qu'il fait 50 degres a l'ombre... mais y'a pas d'ombre...). Plus vraisemblablement, les paysages rappellent ceux de l'Atlas marocain, et, parait-il, de Jupìter ou je ne suis jamais allee. Si la descente en VTT dans le canyon merite a elle seule les efforts consentis a la montee, la vue du col la rend indispensable (la montee, pour ceux qui n'auraient pas suivi la construction un peu farfelue de la phrase).
Enfin, pour parfaire la journee, petite soiree palabres dans le patio de l'auberge avec 2 lorrains bien sympathiques (on a decide d'enterrer la hache de guerre entre l'alsace et la lorraine...): Gerard et Nadege. |