Suite et Fin...

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Pérou - Choquequirao
de , le 24-12-2006

Suite et Fin...

Bon, avant tout, desole pour les nombreuses fautes d'orthographe et de frappes qui peuplent l'article precedent. En plus de la fatigue, mon espagnol courant rend difficile la pratique de la langue de Moliere. Un peu comme Jean-Claude Van Damne, sans les muscles.

Jour 3: Apres une nuit pleine de reves incas et de pluie torrentielle (ca, c'etait peut etre pas un reve), la matinee est consacree a la visite de la partie basse de la ville, ou Andenes. Et quand je parle de matinee, comprenez tres tot le matin. Le soleil a beau etre une divinite ici (Inti), eh ben il casse quand meme les Hamsters a se lever a 4h30, le con. Ce matin, la saison des pluies a repris ses droits. Il ne pleut pas trop fort, mais en continue, et la brume s'etend a perte de vue sur les paysages tropicaux. C'est superbe, et les chemins de boues, la vegetation dense qui s'ouvre sur des ruines de pierre nous donne le sentiment d'etre au coeur d'un des chefs d'oeuvre cinematographique du XXeme: "Indiana Jones et le temple maudit". Et c'est vrai qu'a part le fouet, l blouson en cuir, le chapeau et la petite cicatrice sexy sur le menton, c'est tout a fait ca...
Pour en revenir aux ruines, comme precedemment, je laisse planer le mystere. Qu'il me soit juste permis de dire que les ruines de culture a etages, au milieu de la jungle et d'un cirque montagneux verdoyant, avec la cascade en arriere plan, ca envoie du gros, comme on dit au pays.

A la mediodia... euh pardon, a midi comme vous dites en france, il faut repartir pour la vallee. La mule et son muletier nous quitte, le chemin vers Huanipaca est trop dangeureux pour elle. "1h pour descendre, et 3 a 4h dans la valle" qu'ils disaient. Et ben ceux qui disent ca n'y sont jamais alle. La descente est superbe, surplombant l'Apurimac, avec des ruines recouvertes de vegetation a tout les coins de chemin, mais longue... tres longue. En fait, il nous faut bien 3h pour descendre... Bon, il va falloir trouver ou camper. "Du fleuve, apres une montee severe, on tombe sur un camping". La montee est severe, mais le camping n'existe pas... Et pas moyen de trouver ou planter la tente, il faut poursuivre dans la vallee. Que c'est beau, avec les cultures de mais et de Quinoa qui apparaissent doucement, les colibris et les perroquets qui nous guettent de l'oree de la foret... Mais que c'est long putain, avec les montees qui s'enchainent au descente, les araignees et les serpents qui attendent le moindre de nos faux pas... On nous a vraiment dit des conneries. Le soleil se couche doucement, et omn croise enfin des autochtones qui rentrent des champs avec leur mules. "1/2h a 1h avant Tombobamba ou vous pourrez dormir"... 2h plus tard, on desespere... Putain mais comment il compte les heures ici !!!?? Enfin, tandis que le soleil se couche, sans doute pour fuir la pluie qui s'acharne particulierement violemment sur nous, on attend les faubourgs de Tombobamba, megalopole de 2 habitants et demi. Heureusement pour nous, l'un des 2 habitants et demi est proprietaire d'une auberge (de luxe a 50 dollars la nuit). Malheureusement, elle est fermee. Mais la pitie pour les 2 pauvres creatures trempees qui larmoient devant sa porte l'emporte, et il nous offre gracieusement une chambre... pas celle a 50 dollars, mais ca nous suffit largement... Ca et la soupe aux poireaux 3 min, c'est le paradis...

Jour 4: Depart a l'aube, comme d'habitude, pour remonter les 16km de vallees qui menent a Huanipaca. Le chemin laisse peu a peu place a une pseudo piste, tandis que la valle s'eveille au son des "chics chics" des gamins qui sortent les vaches. Tous nous saluent chaleureusement (enfin les gamins, pas les vaches) et nous encourage dans notre periple. Les muscles sont endoloris et les sacs decidemment tres lourd aujourd'hui, mais la beaute de la vallee qui s'eveille compense largement l'effort. Au debut en tout cas. Sur la fin, la douleur l'emporte, d'autant que la pluie s'acharne comme jamais, et que le chemin que l'on remonte (et qui monte salement le bougre) est en fait un ruisseau... l'arrivee sur Huanipaca est ubuesque, et humide... Heureusement, l'attente n'est pas trop longue. Un taxi collectivo nous propose de nous ammener vers Abancay (c'est en fait le seul moyen de quitter la vallee qui n'est pas desservi). Cooool... Mais ne nous rejouissons pas trop vite, le periple n'est pas termine. La piste est superbe pour remonter vers la route, a l'image des hautes montagnes qui dominent une valle verdoyante, mais pour le moins aceree. A 7 dans la voiture, serres comme des sardines claustrophobes, on a un peu de mal a apprecier le voyage. D'autant qu'a la paleur blanchatre de Perrine, ecrasee sur mon epaule gauche, repond le mince filet de vomi qui s'etire des commissures des levres de ma voisine de droite, jusqu'a mon epaule. Gentleman en toute occasion, je reste stoique....

Plus loin, tandis qu'on a enfin rejoint la route, d'autres surprises nous attendent. Les essuies glaces sont un lointain souvenir (c'est con pendant la saison des pluies) et les pneus aussi lisses qu'un discours de M. Drucker, un dimanche apres-midi. Ce qui devait arriver arriva. Apres 3 "tete a queues" d'avertissement dans la descente sur Abancay, c'est l'accident. Un tres beau tout droit, digne des grands jours de Mob (pour ceux qui le connaissent, mais qui ne le connait pas ?), qui nous ammene miraculeusement sur un terre plein qui devance une maison. Elle tombe bien celle-la. Quelques metres de plus et c'etait la chute de 300 m dans le ravin... Du coup, on finit a pied, d'autant que la colonne de direction est cassee... A Abancay, apres un repos bien merite, retour sur Cusco !!!!


NB: Petit point financier. Tout compris, le treck (qui se fait largement seul) nous a coute 500 Soles, contre plus de 2000 quand on prend une agence... Pour ceux qui sont tentes, allez a la casa de celestino a Cachora. Plus d'infos (adresse et tel) sur demande.

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