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Jour 3:
Depart a l'aube, avec le premier bus (soit vers 5h30)pour profiter de la tranquilite de l'aube sur le Machu Picchu. Le site ouvre a 6h, et une petite vingtaine de personne attendent deja devant l'entree. Je me fend d'un sprint dans la montee vers la cabane qui surplombe le site, maniere d'avoir le Machu Picchu pour moi tout seul l'espace de 5 min. Perrine est dans mes talons et mes parent a quelques emcablures. 5 minutes de bonheur pendant lesquelles le soleil darde ses rayons en diagonale sur le site, tandis qu'un fin filet de brume se dissipe sur l'imposant Huayna Picchu... Magique. On a beau etre blase par la reputation du site et les agences de voyage qui n'ont que ce mot a la bouche, le Machu Picchu dans la brume coloree du matin, ca en impose ... Rapidement, une foule de fourmis colores egalement envahit le site. En fait de foule, on parle ici d'une petite vingtaine de touristes ensommeilles, rien a voir, parait-il, avec la folie de la haute saison. Quoi qu'il en soit, on fonce vers le Huayna Picchu qui est cense "ouvrir" a 7h. Pour des raisons de securite, seuls 400 personnes peuvent monter chaque jour, afin d'eviter un glissement de terrain. Il faut reconnaitre que ce serait con, surtout pour ceux qui sont dessous.
A 6h30, le registre nous apprend qu'un americain et 2 japonais nous precedent sur les pentes du Huayna Picchu. Rien d'insurmontables pour nos jeunes jambes sveltes, acclimatees comme jamais et parcourues d'un fin mais efficace reseau de muscles. On fonce !! Des les premiers hectometres, les japonais sont bouffes, passez moi l'expression, comme des suchis bien frais. L'americain, du haut de ses jeunes 21 ans et de sa 1/2 heure d'avance fait de la resistance... La montee est raide, les jambes s'echauffent, le souffle devient court. Au detour d'un virage, il nous apercoit dans son sillage, a quelques centaines de metres. Affole, il commet l'erreur que commettent souvent les jeunes sportifs imberbes et pre-puberes, trop sür de la force de leur jeunesse... Il court, le con, comme s'il etait sur la plage de Rio a la poursuite d'un string dore, ou plus vraisemblablement d'un boomerang. Mais la pente ne pardonne pas: il rougit, s'essouffle, rale et crache son amertume tandis qu'on le depasse en sifflotant la marseillaise a quelques 500 m du sommet... Quand on a pas de petrole, on a des idees, et quand on a pas d'idees non plus, il faut des jambes, gamin !! Nos efforts sont recompenses au sommet... par un brouillard digne d'un fog londoniens... qui heureusement se dissipe pour livrer une vue unique sur le Machu Picchu et l'ensemble de la vallee. Superbe.
Mais le temps tourne, et la terre avec lui. Il nous faut redescendre via un chemin digne d'"Hymalaya, l'enfance d'un chef" (un film que je vous conseille) vers le temple de la lune, Quilla pour les intimes. On flane tranquillement dans les ruines tandis que les ombres raccourcissent, et avec elle le temps qui s'ecoule entre 2 bus deversant un flot incessant de touristes. Vers midi, c'est l'enfer, on se bouscule au temple du soleil, on se marche dessus vers la maison du Condor ... S'en est trop, et on en profite pour manger un bout. Au passage, notons que les prix pratiques rendent difficile la position assise pendant une quinzaine de jours...
Le temps de monter vers la porte du soleil, l'arrivee du treck qui beneficie d'une vue unique sur le site, et c'est la descente, toujours a pied, vers Aguas calientes, apres un peu pus de 8h sur le site. Dans la descente en lacet, de jeunes locaux sapes en indien nous depassent en trombe... Mysteres... Nous comprenons bien vite qu'il foncent en fait de virages en virages pour faire un coucou au bus qui descendent... On est bien content de decouvrir ca en marchant; dans le bus, a faire coucou aux gamins en sueur, on se serait senti un peu cons .... Aux troisiemes gamins, je craque et m'elance a sa poursuite dans la descente. Je marche pas trop mal, et descend encore mieux, mais j'en ai chier pour suivre le gamin de 10 ans en sandale. Au passage, de vieilles americaines me font coucou du bus, me prenant surement pour un sauvage dans mes fringues Quechua avec ma casquette Nike... En bas, je suis recompense par l'air ahuri du bus qui me voit courir devant lui, suant comme un porc qui sue beaucoup... Merci au jeune Carlito !!
Arrivee en fin d'apres midi sur Agua Calientes ou l'on se voit obliger de prendre le train pour Ollantaytamba. Un prix, la encore, qui rend le passage des selles difficiles... Pour se reconforter, on dort dans le palace le plus cher, mais le plus beau, d'Ollantaytambo, sur les rails.
Jour 4:
Au programme de la journee, retour sur Cusco via la valle sacree. Et pour commencer, la forteresse d'Ollantaytambo, dont je parlerai peu, vue qu'il est tard et que j'en ai marre d'ecrire. Disons seulement que les murs du temple (qui ne fut jamais acheve) sont impressionants, et que cette forteresse a vu la premiere victoire franche des Incas sur les espagnols. En remontant sur Cusco, on se paye egalement le luxe de s'arreter aux salinas de Maras (des centaines de terrasses blanches de sel), aux cultures en etages de Moray (ou les Incas effectuaient des experimentations agricoles) et a Chinchero, ou nous etions deja passes.
Jour 5:
Decidemment, j'en ai marre d'ecrire, et vous certainement de me lire. Notons donc juste pour la prosperite que l'on s'en va visiter le site superbe de Pisac. Il serait vain de chercher a decrire la decouverte du site au petit matin, tandis que le son lancinant d'une flute Quena sort de la brume, ou plus vraisemblablement de la bouche d'un indien.
Voila pour le treck. Et pour les courageux qui sont arrives jusque la, un peu branleur aussi puisque vous lisez certainement ces pages au boulot, entre 2 pauses cafes, BONNE ANNEE !!!!! Mieux vaut tard que jamais... |